Une identité visuelle se conçoit une fois. Ensuite, elle se décline à l’infini. Un logo carré pour un réseau social qui vient d’ouvrir, une version claire pour poser sur un fond sombre, des références Pantone au millimètre pour l’imprimeur qui attend.

À chaque demande, la même scène se rejoue. On fouille pour retrouver le bon format, et neuf fois sur dix, le fichier qui circule n’est pas celui qu’il faut. L’idée derrière la charte graphique en ligne est simple : sortir le concepteur de ce rôle de guichet permanent et regrouper tout au même endroit.

Une page unique plutôt qu’une boîte mail encombrée

Le principe tient en une adresse sécurisée. Chaque élément de la marque y vit, prêt à être téléchargé à la dimension voulue. La démarche ne remplace pas le travail de conception. Elle en prolonge l’usage, tout simplement.

Initié par Gérald Morales, le projet de charte graphique en ligne s’est matérialisé en un plugin WordPress qui permet de regrouper les éléments d’une identité visuelle en un seul endroit accessibles grâce à des outils simple d’interactivité.
Par exemple, le téléchargement du logo à la dimension souhaitée, ou de la palette de couleurs. 

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Ce qu’on y trouve, et pourquoi c’est pensé ainsi

On choisit la version, couleur ou niveaux de gris, on règle la largeur en pixels, et on récupère un PNG propre. Avatar de réseau social, signature d’e-mail, vignette, déclinaison sur une fiche Google : chaque support impose sa contrainte de taille, et chacun trouve son fichier sans redimensionnement bricolé.

Les couleurs sont livrées avec leurs valeurs complètes, ce qui évite bien des mauvaises surprises :

  • HEX pour le web
  • RGB pour l’écran
  • CMYK et Pantone pour l’impression

Cette précision n’a rien d’un détail. C’est elle qui maintient la cohérence d’un canal à l’autre. Une teinte reproduite à l’identique sur un site et sur une plaquette, c’est une marque qui reste reconnaissable, où qu’elle apparaisse. Les polices suivent la même logique, indiquées et téléchargeables, principale comme secondaire.

Un exemple qui parle

Prenons une responsable de boutique qui ouvre un compte Instagram pour sa fabrique. Elle a besoin du logo au format carré, en version claire, parce que le visuel de fond est sombre. Elle le génère depuis la page, à la bonne taille, sans avoir à écrire à qui que ce soit.

Trois supports côte à côte : profil Instagram, étiquette de savon, signature d'e-mail

Le même mois, l’atelier commande de nouvelles étiquettes de savon. L’imprimeur réclame les références exactes des couleurs, il les trouve en Pantone sur la charte. De son côté, la personne chargée des commandes met à jour sa signature e-mail avec le logo au bon gabarit. Trois besoins, trois supports, une seule source. Personne n’a attendu, personne n’a deviné, et la marque est restée identique partout.